samedi 13 octobre 2012

pixels et images

Les pixels sont des unités minimales de surface colorée. Chaque pixel est autonome. Mais seul, il ne signifie rien. Lié à d'autres, il construit des images, des perceptions, tout un univers. C'était le principe aussi qu'adoptèrent les impressionnistes et les pointillistes. C'est la base de l'imprimerie en offset. C'est aussi la structure de notre conscience du monde, fondée sur deux pôles, l'individuel et le collectif, le local et le global.

vendredi 12 octobre 2012

Les couleurs saturées

Les couleurs saturées, lorsqu'elles sont signalétiques ou dans le commerce lient les hommes au social et au convivial. En dehors de ces systèmes structurés et structurants, elles séparent, elles cassent les liens. C'est ce qu'avaient compris les peintre fauvistes qui étaient d'ailleurs pour la plupart des anarchistes. La couleur pure autonomise l'objet. Elle est autonome. Ce sont les variantes de la couleur locale, les demi teintes réalistes qui lient les objets d'un paysage dans une lumière englobante. Le chromatisme fait éclater l'espace.
La couleur pure est là pour elle-même. Elle vole la vedette à l'objet ou à la personne qu'elle recouvre. Elle le vide de son contenu. Elle le rend abstrait. Elle l'identifie comme un marquage. Elle sert aussi à la gestion. Elle rejoint les modalités d'affichage du numérique.

dimanche 7 octobre 2012

Synapses et liens

La biologie et la sociologie nous montrent que toute la vie se développe par liens. C'est vrai pour les mathématiques comme pour l'écologie, pour l'art comme pour l'économie, pour la philosophie comme pour le crime organisé. Liens linéaires, en arabesque, synapses, attraction, digestion, etc. Et c'est vrai aussi pour la compassion et l'éthique. L'hyperhumanisme est basé sur cette évidence, qu'il ne fait que transformer en exigence morale fondamentale pour l'humanité planétaire.

jeudi 4 octobre 2012

Messe médiatique


Lors des débats entre les candidats américains à la présidence Obama et Romney sont suivis par quelque 50 millions de téléspectateurs et abondamment commentés dans tous les médias, nous assistons à une messe médiatique. Nous réagissons en temps réel par millions aux mêmes expressions corporelles ou verbales des candidats, nous scrutons le sourire sucré de Romney et celui, amoureux, d'Obama à sa femme au premier rang de l'assistance. Conscience et sensibilité planétaire simultanée  quelles que soient les différences de réaction de chacun. Ces grandes messes des journaux télévisés et des grands débats politiques, le spectacle des jeux olympiques ou des grands matchs sportifs jouent le même rôle d'intégration communautaire aujourd'hui, à l'échelle planétaire, que les offices religieux de jadis. Elles mettent en scène le Nous humain.
(peinture numérique, 2012)

mercredi 3 octobre 2012

Liens biologiques


Les liens humains sont empathiques, sublimés, intersubjectifs, sociaux, mais d'abord, fondamentalement, ils sont biologiques. Le lien basique, c'est l'amour, et toutes ses déclinaisons positives et négatives. Donc le sexe, disait Freud. Mais le sein, pour le nouveau-né est d'abord biologique, comme le cordon ombilical: la source de vie. Il est instinctif. C'est l'adulte qui l'érotise, le sexualise. Une déclinaison de l'instinct de vie, cette fois pour la reproduction de l'espèce, qui nous gouverne.
À l'opposé, laisser souffrir l'autre, tuer l'autre, c'est souffrir soi-même, c'est tuer l'être humain que nous sommes. Lorsque les chiens de prairie, lorsque la saison sèche perdure et qu'il n'y a plus d'herbe, plus de végétaux pour les nourrir, décident de tuer leurs petits pour les manger, c'est l'instinct de survie de l'espèce qui les motivent, et qui est donc plus fort que le lien affectif.