mercredi 8 avril 2020

Ce dont je parle dans l’hyperhumanisme est biologique et actuel. L’inscription dans la plasticité des réseaux synaptiques des les premiers ressentis de chaque être humain, dès le stade foetal, qui devient une matrice physiologique de chacun de nous et évolue suivant les stades suivants, en relation émotionnelle avec le social pour déterminer nos fabulations, nos imaginaires sociaux. 
Vous pouvez toujours évoquer un magma de la matière forme énergie. Oui, je suis vitaliste. Il y a manifestement une énergie cosmique qui évolue selon ce que nous appelons à notre échelle humaine l’entropie et la néguentropie. Nous en sommes partie prenante, une espèce animale qui nous semble, à notre échelle humaine, plus évoluée que les autres espèces. Et avec l’hyperhumanisme nous tentons de surmonter ce qui nous semble être le chaos, selon ce que nous croyons nous être profitable. 
Mais l’hyperhumanisme, ce n’est pas un concept théologique, ni vitaliste, ni cosmique: c’est une volonté éthique planétaire, que je crois nécessaire. C’est une utopie bénéfique que j’oppose aux fabulations toxiques trans- et post humaniste des intégristes du numérique, même si l’hyperhumanisme est un technohumanisme qui puise dans la mémoire chrétienne et philosophique (Confucius, Kant, Bernanos, Sartre) pour s’affirmer avec l’émergence du numérique qui nous impose une conscience augmentée, planétaire en temps réel.
En bleu et contre tout, vers l'hyperhumanisme
spray sur bâche, 171x232cm, 2020

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