mardi 14 juin 2011

En finir avec le blocus américain contre Cuba


Régulièrement les Nations Unies votent pour que les États-Unis lèvent le blocus contre Cuba, et chaque fois jusqu'à présent le gouvernement américain s'y est opposé. Obama est revenu à la réglementation plus flexible de Clinton, que Bush avait durcie. C'est la politique intérieure - le vote cubain de la Floride - qui le retient manifestement d'y mettre fin. Il n'existe plus aucune raison de politique extérieure, plus de risque cubain. Le mur de Berlin est tombé depuis longtemps. Ce blocus est anachronique, obsolète, et il fait terriblement souffrir la population cubaine. Au moment ou le gouvernement cubain s'est lancé dans d'importantes réformes, pourquoi ne pas l'aider et normaliser la situation?
Pire, ce blocus est contreproductif, maintenant Cuba dans une réaction d'hostilité antiaméricaine pleinement justifiée, entretenant un esprit de guerre froide qui n'a plus aucune raison d'être.
Il faut exiger la levée de ce blocus. Il est un déni à la solidarité humaine, à l'éthique, et même à la rationalité politique. Il est scandaleux.

lundi 13 juin 2011

Capitalisme et humanisme


Le capitalisme est sans doute un mal inévitable, de beaucoup préférable au pouvoir de la religion ou de l'armée. Mais sa violence peut être aussi destructrice. Nous en avons fait la nouvelle religion de la planète, pour le meilleur parfois, pour le pire souvent. L'argent s'arrange de nos démocraties marchandes - et réciproquement - selon des dispositifs dont le contrôle échappe le plus souvent aux citoyens ordinaires que nous sommes. Nous n'en avons pas même connaissance. Les puissances d'argent manipulent à notre insu nos médias, nos politiques, nos sociétés.
En ce sens, le capitalisme, qui s'est si bien acoquiné avec l'hypocrisie de l'humanisme bourgeois, ne donne pas beaucoup de chances à l'hyperhumanisme de solidarité et d'éthique planétaire que je défends. Il n'en est pas vraiment le contraire, sauf dans ses excès constants.
Mais sommes-nous capables d'hyperhumaniser le capitalisme? La question est ouverte. La réponse dépend de chacun de nous.

dimanche 12 juin 2011

La masse: en marche (2)


Une masse est toujours un agrégat volatil, mais qui peut se mettre en marche lourdement, puis virer à la vitesse d'un ban de perroquets dans l'azur, et devenir menaçante. Le lien organique devient trop serré et peut conduire au pire, au fascisme, aux bandes d'hooligans ou de jeunes extrémistes, aux luttes ethniques. aux génocides.
Lorsqu'on fait l'éloge des liens sociaux, s'inspirant de Confucius et de l'hypersolidarité planétaire que développe le numérique, il faut détecter aussi leurs effets pervers toujours possibles.
Demeurons positifs, quoique prudents, et soulignons aujourd'hui les vertus des soudaines révolutions arabes de cette année, en Tunisie, en Égypte, en Libye, au Yémen, en Syrie, et de celles qui vont suivre.
La masse acquiert de la force par son effet d'agrégation. Reste à connaître sa cible. La masse fait surgir la divergence, après un rejet de plus en plus convaincu de l'adaptation, au risque d'y perdre la vie. Un contexte mondial de plus en plus transparent, démocratique et progressif pourra devenir stimulant et créer une puissante aspiration sociale.
Toute cette dynamique des liens sociaux, des modèles, des slogans, mais aussi des frustrations, peut aboutir aussi bien à la chute du mur de Berlin qu'au génocide du Rwanda.
Attention. Toutes les divergences ne sont pas pour le mieux! La machinerie est lourde, le plus souvent aussi imprévisible que les sursauts des plaques tectoniques, et les tremblements de société ne surgissent jamais, mêmes ceux qu'on juge les plus productifs, sans violence et dégâts latéraux.

samedi 11 juin 2011

Société de masse: la masse en formation (1)


Nous vivons aujourd'hui - du moins dans les pays riches du Nord - dans des sociétés de masse hyperindividualistes. Nous sommes des agrégats d'individus exacerbés qui nous regroupons dans les masses que manipulent les médias, l'économie, les structures sociales. Étonnant bipolarisme de nos consciences, de nos valeurs et de nos comportements tout aussi grégaires que jaloux de leurs libertés. Ce que j'ai appelé une cosmogonie impressionniste, dont la structure se reflète dans la mondialisation, comme dans la fragmentation de nos sociétés, de nos personnalités, de notre urbanisme, etc.

vendredi 10 juin 2011

Le monde n'est pas sans espoir


#Tweetphilo. Quoiqu'en ait dit Darwin, ce n’est pas l’adaptation, mais la divergence qui fait évoluer l’humanité.

"¿ Adonde va el planeta ?" (peinture acrylique sur toile, 2004) et #tweet art 2011.

jeudi 9 juin 2011

L'hyperhumanisme s'oppose au postmodernisme


L'hyperhumanisme renverse le nihilisme et le désespoir du postmodernisme et propose une vision fondatrice d'espoir et d'optimisme. L'hyperhumanisme implique la volonté de changer le monde.

mercredi 8 juin 2011

L'athéisme est un humanisme


Celui qui comprend l'athéisme comme une liberté qu'il a construite contre les aliénations courantes et qui assume en conséquence pleinement sa créativité et sa responsabilité, aboutit nécessairement à l'hyperhumanisme et à l'éthique planétaire. C'est là le plus haut degré d'humanisme que nous puissions concevoir et assumer.