mercredi 5 novembre 2014
La démocratie, c'est la jungle
Lorsqu'on observe la démocratie américaine, en ces temps de lutte polarisée à l'extrême des Républicains contre les Démocrates et le président Obama, on a l'impression, que dans ce pays qui prétend donner des leçons de démocratie au monde entier, la démocratie, c'est devenu la jungle, où la loi du plus riche et du plus cynique l'emporte presque à tout coup sur l'intérêt général. La démocratie est ainsi dévoyée pour le profit des riches et puissants et le malheur des pauvres et faibles. Nous savons bien que la démocratie est une utopie et qu'elle demeure - et de loin - le moins pire des systèmes de gouvernement. Nous savons que les démocraties sont bourgeoises et que leurs dispositifs de gouvernance équitable sont constamment détournés, contournés, violés, exploités selon la loi du plus fort contre la liberté, la justice, l'égalité, la fraternité qui devraient les régir. Et elles sont toujours faibles face aux folies humaines des fascistes, des communistes, des intégristes, des capitalistes sauvages.
Aux États-Unis, la démocratie est dévoyée par l'effet pervers du principe démocratique même. Chaque candidat cherche avant tout à garder son siège, souvent par les calculs locaux et les complicités les plus cyniques; où chaque association, chaque secte est prête à acheter les votes avec l'argent et la démagogie la plus médiocre.
vendredi 26 septembre 2014
L'optimisme de l'intelligence partagée
La mode a été depuis longtemps en Occident celle du pessimisme de l'intelligence. Voltaire et son Candide , suite au terrible tremblement de terre de Lisbonne en 1755, ont eu le dessus sur la théorie du meilleur des mondes possibles de Leibniz. Les catastrophes humaines du XXe siècle ont inévitablement aggravé la tendance. Il est très difficile de se voiler la face pour sourire de bonheur, alors que tous les jours nous sommes confrontés à des horreurs humaines et à des catastrophes naturelles intolérables.
La crise du postmodernisme en a tiré des conclusions philosophiques radicales et malheureusement légitimes. On ne croit plus à aucun des grands récits fondateurs de l'Occident, que ce soit celui de Dieu, déjà décrédibilisé en 1755 par beaucoup d'intellectuels, ou celui du Progrès instauré par la Révolution française, mais ruiné par la Shoah.
Nous sommes quelques-uns à opposer l'optimisme de la volonté à ce pessimisme de l'intelligence. Nous ne sommes pas nombreux, il est vrai, car nous passons dès lors pour des naïfs manquant de la lucidité la plus élémentaire aux yeux de intelligentsia. Du moins cela est-il évident dans l'idéologie intellectuelle dominante en Europe et notamment en France. Le constat est moins net en Amérique du Nord, mais, comme chacun sait en Europe, les Américains sont les plus puissants du monde mais pas les meilleurs intellectuels. Je suis de ceux qui célèbrent les mythes conjoints de Prométhée et de Sisyphe, associant la volonté de changer le monde et la résilience de celui qui remet chaque matin sur ses épaules le fardeau des malheurs du monde pour tenter à nouveau de monter vers les cimes.
Mais cette formule qui oppose l'optimisme de la volonté résiliente au pessimisme lucide de l'intelligence demeure très superficielle. Il faut aller plus loin dans la réflexion et admettre que l'intelligence n'est pas par nature ou par définition, ou par expérience et caractère acquis nécessairement pessimiste en soi. Je dirai même que l'intelligence pessimiste demeure simpliste ou élémentaire. Et il faut ici exercer un peu plus les capacités de raisonnement qu'elle nous offre. En effet l'intelligence pessimiste ne mène nulle part, si non à la résignation passive, au nihilisme ou au cynisme. L'intelligence pessimiste est celle de l'échec accepté d'avance comme une tragique fatalité. Les Grecs anciens la connaissaient bien déjà, mais l'attribuaient moins à la raison qu'aux passions humaines destructrices.
Si je constate avec mon intelligence pessimiste que le monde est un scandale permanent - ce qui malheureusement une grande évidence, je devrais en conclure avec mon intelligence lucide qu'il faut donc le changer. Si mon intelligence pessimiste me répond que malheureusement c'est impossible et qu'il faudrait être naïf et stupide pour prétendre y parvenir, mon intelligence devrait me suggérer qu'il est cependant préférable de s'y essayer avec patience et persévérance que de se suicider. Et d'ouvrir l'option de changements lents, chaotiques, mais qui vont globalement dans la bonne direction. Tout n'est pas catastropique. Tout n'est pas prometteur. Un exercice plus complexe de mon intelligence que ce binarisme simpliste m'amènera à admettre qu'on observe ici quelques progrès et là quelques reculs. Ainsi, en Occident, le progrès de la médecine et de la technologie sont des évidences. Elles demeures matérielles, certes, mais nous constatons aussi des progrès moraux. L'égalité civile grandissante des femmes et des hommes est difficilement niable, ni davantage condamnable. La conscience des valeurs écologiques, l'indignation contre l'injustice se répandent, comme bien d'autres "bonnes pensées" qui s'accumulent et convergent. L'institution des Nations Unies est d'une grande faiblesse et suscite beaucoup de déceptions, mais elle institue un espoir mondial de paix et de progrès humain. L'éthique collective, que j'appelle planétaire est encore d'une grande impuissance, mais l'apparition même de cette idée constitue une divergence majeure face à l'état de nature et à la loi de la jungle.
Si l'intelligence est une capacité d'analyse, elle l'est aussi de calcul. Or le pessimisme ne me donnera jamais rien, ni satisfaction physique ou psychique, ni satisfaction morale, ni progrès collectif. A l'opposé, non seulement l'optimisme est meilleur pour la santé et rend plus heureux, mais l'intelligence la plus élémentaire affirme que tout progrès humain, même partiel, provisoire ou éphémère vaut mieux que rien. Et il invite la volonté à rejoindre l'intelligence pour travailler à renforcer et multiplier ces petits progrès, dont il n'est pas exclu qu'ils finissent par se soutenir les uns les autres, s'arrimer et croître. Celui qui croit que le bonheur est dans l'argent et qui veut devenir riche, sait aussi qu'il faut y travailler chaque jour avec intelligence et calcul, et qu'une accumulation de petits profits pourra produire par effet multiplicateur une grande richesse. Il devrait en connaître la difficulté a priori et ne pas s'entêter à y parvenir, s'il était vraiment intelligent. Mais s'il l'est encore plus que "vraiment" et qu'il y joint la volonté, il devient capable d'y parvenir. Cette observation triviale vaut aussi pour le progrès humain. Bref, un calcul intelligent conclut qu'il vaut mieux travailler à changer le monde et donc croire au progrès, que de jouir cyniquement dans son pessimisme (ce que seuls les nantis peuvent se permettre).
L'intelligence élémentaire est pessimiste. L'intelligence supérieure est nécessairement optimiste et inspire une volonté d'action.
Mais il faut aller encore plus loin dans le raisonnement. Le progrès et l'intelligence individuels sont certes de grandes vertus qui s'imposent. Mais ils demeurent limités. L'utopie de l'hyperhumanisme que je propose suppose qu'ils soient partagés par une minorité d'êtres humains.Elle s'appuie sur la puissance d'une volonté collective de changer le monde et donc sur l'optimisme de l'intelligence partagée.
On peut douter de l'intelligence collective, au sens d'une intelligence augmentée parce que partagée. Mais on ne saurait douter de la puissance d'une intelligence partagée par un plus grand nombre d'êtres humains en faveur, par exemple, du respect des droits de l'homme, une conception qui ne demande pas d'être tous des génies pour être comprise et soutenue.
Une intelligence partagée peut être simple. Il ne faut pas croire pour autant que le nombre de ceux qui la partagent en fera croître le niveau de lucidité ou la capacité d'analyse. C'est plutôt un génie individuel qui aura cette capacité. Je ne crois donc pas à l'intelligence collective, dont nous n'avons pas besoin ici, mais à l'intelligence partagée du plus grand nombre, qui peut nous éviter des catastrophes et soutenir des projets progressistes. Voilà ce que nous pouvons espérer de l'optimisme de l'intelligence partagée, très supérieur au pessimisme de l'intelligence individuelle. .
mercredi 10 septembre 2014
Video: Collective Kick "Art Postal" Crowd Painting by Hervé Fischer (Francais)
Je vous propose un projet inédit de peinture collective sur le thème de l’engagement social dans la création culturelle. Chacun de nous est potentiellement un artiste. Je vous invite à vous associer à cette peinture collective en y faisant votre marque personnelle. Je serai votre exécutant pendant 30 jours en peignant le nombre d’entre vous qui vous y associerez et le montant cumulé des contributions de tous, à la manière des tableaux de variation économique et de spéculation financière de la bourse.
La culture peut être plus importante que l’économie. Montrons le ensemble. Merci à chacune et chacun de vous pour votre engagement qui nous réunira pendant les 30 prochains jours et au-delà, je l’espère, par notre succès collectif et la création d’une oeuvre emblématique de notre époque.
http://bit.ly/hervefischer
mardi 9 septembre 2014
Mon écriture avec mon petit perroquet
Quand Pilou dort sur ma main
Lorsque j'écris, c'est souvent d'une seule main, car mon petit lovebird (un perroquet qu'on appelle en français un inséparable), s'endort sur ma main gauche. Cela devient parfois inconfortable (pour moi) et ralentit l'écriture - ce qui n'est pas si mal -, mais puis-je dire que le respect des autres êtres humains commence aussi par celui des animaux - ou l'inverse!
lundi 26 mai 2014
Die Logik der Ökonomie
Heutzutage
scheint uns die Ökonomie in unterschiedlichen Gesellschaften sowie in den
internationalen Beziehungen zwischen einzelnen Ländern ihr Gesetz aufzuzwingen.
In Gestalt des neoliberalen Denkens ist sie zu einer Art planetarischen
Religion oder Weltkirche geworden. Der Soziologe Wolfgang
Streeck, Direktor am Max-Planck-Institut für Gesellschaftsforschung in Köln, oder
René Stettler, Direktor der Neuen Galerie Luzern, vergleichen dieses Denken mit einer Sekte, die
über ihre eigenen Priester, Initiierten, ihren Katechismus, ihre
Gutachterkomimissionen sowie über eine Unzahl Gläubiger verfügt, die vor den
Dogmen niederknien und den Zehnt bezahlen sollen. René Stettler fragt, ob wir «Gefangene einer globalen ökonomischen
Sekte» geworden seien. Die Initiierten, Experten einer
spekulativen Theologie, haben uns sogar eine neue, imaginäre Wirtschaft
aufgezwungen, in deren Namen Krisen, die allgemeine Arbeitslosigkeit sowie die
Ausbeutung der Armen durch die Reichen legitimiert werden, indem sie als ökonomische
Notwendigkeiten bezeichnet werden. 1% stellt sich über 99% der Menschheit, die
keine Macht haben, um sich dagegen zur Wehr zu setzen. Ein paar Reiche werden
immer reicher und die anderen sehen dabei zu, wie ihr Lohnniveau und ihr
Lebensstandard sinken. Dies ist das
Naturgesetz der Ökonomie und des Neoliberalismus, die man nicht ändern kann und
die wie ein Neodarwinismus sich selbst rationalisieren. Die Ökonomie unternimmt
eine natürliche Auslese, in der die Schwachen dem Löwen zum Fraß vorgeworfen werden
Ungeachtet der verständlichen Empörung und des Widerstandes,
die von dieser Lage provoziert werden, sind nicht diese Missstände das
Schlimmste. Das Übel besteht vielmehr darin, dass diese Ökonomie sich als
Wissenschaft geriert, in der Irrationalität nicht nur zum Gesetz, sondern zur sozialen Logik erhoben wird. Die
Massengesellschaften haben die organische Solidarität verloren, mit der bis
dato deren Kohärenz, Konsens sowie das Gefühl einer geteilten Verantwortlichkeit
sichergestellt wurden. Die Ökonomie ist nur noch eine mechanische, anonyme
Solidarität der Massengesellschaft. Auf Grund des Verlustes von Beziehungen
zwischen Personen wurde sie zum einzigen Bindeglied, das heutzutage unsere
sozialen Zusammenhänge regelt. Man sollte sicherlich nicht den religiösen
Verhältnissen oder dem heuchlerischen bürgerlichen Humanismus der Vergangenheit
nachtrauern, die ihre Glaubwürdigkeit verloren haben. Sie werden aber nicht in
angemessener Weise ersetzt, da allein ökonomische Regeln und Pflichten auf die
vergangene Konstellationen folgen, die die neue Form kollektiver Moral sowie
der Solidarität des Austausches unter Menschen sein sollen. Diejenigen, die die
Religion der Ökonomie als Nullpunkt der menschlichen Beziehungen anprangern,
erscheinen wie Utopisten, die träumen und die menschliche Realität nicht
beachten wollen.
Man
könnte sich auf den Standpunkt stellen, dass die Diktatur der Ökonomie und des
Geldes immer noch besser sei als die von Kriegsführern oder Fundamentalisten.
Das mag stimmen. Der Vergleich macht uns aber blind für Lösungen, da er vom
Problem ablenkt. Es gibt in den Massengesellschaften nämlich ein menschliches
Vakuum, da sie nicht mehr auf gemeinsamen Werten gründen, aus denen eine
soziale Logik entstehen könnte. Das zentrale Problem ist die ökonomische
Überschreitung. Es macht keinen Sinn, die Wirtschaft als solche zu diskreditieren,
da sie eine positive Dimension des gesellschaftlichen Lebens ist. Um zu
einer neuen, besseren Vision als der des
ökonomischen Fundamentalismus zu gelangen, sollten wir nach mehr sozialer
Gerechtigkeit und konsensueller Verständigung streben, die die mächtige
Wirtschaft regulieren und Missbrauch und Skandale verhindern könnten. Es geht
darum, Wirtschaft in gegenseitiger Achtung zu humanisieren. Es ist unsere Aufgabe,
einen neuen Hyperhumanismus sowie eine planetarische Ethik zu entwickeln, die
auf einem Humanismus digitaler Hyperlinks aufsetzen, wie sie von sozialen
Medien ermöglicht werden. Das heißt, an den menschlichen Fortschritt zu
glauben, der von digitalen Technologien begünstigt wird. Es mag wie ein Paradox
klingen, aber diese neuen Technologien, ermöglichen nicht nur eine augmented
reality, sondern auch ein augmented consciousness, das sicher für
unsere Zukunft viel wichtiger sein wird.
Im Bereich der Kunst und des Lebens ist diese Logik der Ökonomie besonders giftig.
(dieser Text wurde auf Deutsch mit der Hilfe von Martina Leeker korrigiert)
samedi 24 mai 2014
HYPERHUMANISM
Thanks to digital technologies we learn how to use hyperlinks when we
navigate on the web and we get access to worldwide information in real time. The
Digital Age allows us to get closer to all societies, feel responsibility and share
compassion with all members of humanity who are in vulnerability because of
natural catastrophes or break down of peace.
We may celebrate the new capacity of digital technologies for offering us “rich
media” and "augmented reality" thanks to these multiple hyperlinks
giving us complementary information about any historical, social, scientific,
cultural data or touristic site. But, even more important, we benefit of
what we should call "augmented
consciousness" thanks to these same multiple hyperlinks of the web and
social media of our new age. This "augmented consciousness” is awaking a
deeper sense of human creativity and ethical social responsibility which we develop
collectively. It allows us to discover and appreciate the richness of cultural
diversity. It allows us to believe again in human progress. It may sound
paradoxical that a binary digital code and electronic technology may create
nowadays more consciousness and a planetary ethic, but it is a matter of fact,
even if the progress is slow and if United Nations agencies encounter so much
difficulty to impose peace and human respect. In a time which sees the triumph
of techno-scientific logics and the domination of economical one-way thinking,
“augmented consciousness” and planetary ethics should still be considered as the
key parameters of the future of humanity.
We may therefore propose the new concept of “hyperhumanism” to express our
hope for more humanism thanks to more hyperlinks.
mercredi 21 mai 2014
La logique de l'économie érigée en loi sociale destructrice
L’économie semble aujourd’hui nous imposer sa loi, au sein de chaque
société comme dans les relations internationales entre les pays. Nouvelle pensée
unique du néo-libéralisme, elle est devenue une sorte de religion planétaire. Le sociologue de l'économie Wolfgang Streeck, Directeur au Max-Planck-Institut für
Gesellschaftsforschung à Köln et René Stettler l’ont analysée comme la foi d’une secte, avec ses prêtres, ses
initiés et le bon peuple qui doit payer la dîme et s’agenouiller devant ses
dogmes. Les initiés, experts en théologie spéculative, nous ont même imposé
l’économie imaginaire, au nom de laquelle toutes les crises, le chômage
généralisé et l’exploitation des pauvres par les riches seraient des nécessités
économiques. 99% d’indignés par 1% de richissimes privilégiés : ce serait
la nature économique même qu’on ne changera pas. Quelques riches toujours plus
riches, ceux qui savent faire et qui n’ont pas de scrupule, face à la masse des
gens ordinaires, dont le pouvoir d’achat et les retraites vont à la baisse. La
loi du plus fort est au cœur de cette idéologie économique, comme un nouveau
darwinisme qui opère une sélection naturelle et doit soumettre les plus faibles
aux mâchoires du lion.
Au-delà de l’indignation et de la révolte à laquelle cette situation nous
inspire, le pire ne semble pas être les excès eux-mêmes. Le pire, c’est que
l’économie imaginaire est devenue non seulement une pseudoscience, dont
l’irrationalité est érigée en loi, mais même une logique sociale. Les sociétés
de masse ont perdu cette solidarité organique qui assurait leur cohérence, leur
consensus, et un sentiment de responsabilité partagée. L’économie n’est plus
qu’une solidarité mécanique des masses. Elle est devenue, face au vide des
relations entre les personnes, le principal lien qui régit désormais nos rapports
sociaux. On peut ne pas regretter les consensus religieux d’autrefois, les
humanismes bourgeois hypocrites de jadis, aujourd’hui décrédibilisés par les
catastrophes militaristes du XXe siècle. Mais rien ne semble les avoir
remplacés, sauf les nécessités économiques érigées en obligations, qui semblent être devenues LA
nouvelle morale collective, LA nouvelle loi des échanges humains. Ceux
qui dénoncent la religion de l’argent comme le degré zéro des rapports humains
en seront pour leurs frais. Nous sommes confrontés à un intégrisme économique, aussi erratique que violent.
On dira que la dictature de l’économie et de l’argent vaut mieux que celle
des chefs de guerre et des églises intégristes. Elle serait la moins
pire ? Peut-être est-ce vrai. Mais nous voilà devant le vide :
quelles nouvelles valeurs pourrons-nous ériger en logique sociale ? C’est
bien aujourd’hui la question incontournable. Et sur le chemin qui mène à de
nouvelles idéologies moins destructrices que l’intégrisme économique, la recherche
d’une meilleure justice sociale, d’une équité plus consensuelle, passe par la
régulation de l’économie pour contenir ses abus. Humaniser l’économie. Ce
serait un pas dans une meilleure direction. Nous avons besoin de continuer à
croire au progrès humain. Nous avons besoin de construire un hyperhumanisme et
une éthique planétaire. Plus d’humanisme grâce à plus d’hyperliens. C’est un
paradoxe que le code binaire et les technologies numériques créent non
seulement de la réalité augmentée,
mais aussi une conscience augmentée.
Nous sommes désormais informés en temps réel de tous les scandales qui se
multiplient dans nos sociétés humaines partout sur la Terre. Cette information
constante crée de l’indignation et un sentiment de responsabilité de chacun
vis-à-vis de chacun qui nous donne l’espoir de développer peu à peu cet
hyperhumanisme qui nous permettra de contenir, puis un jour de mettre fin à
cette dictature caricaturale de la loi économique érigée en dogme planétaire.
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