dimanche 26 janvier 2014

La divergence éhique



Pour prendre vraiment conscience de la puissance radicale des divergences que nous créerons, nous devrions sans doute même parler des mutations du futur, dont nous n’avons pas encore la moindre idée. Pas encore pensables ? Mais possibles. Une immense divergence s’esquisse déjà sous nos yeux depuis deux mille ans au moins, dont nous n’avons pas encore saisi la nouveauté et encore moins l’importance. Je veux parler de la divergence éthique. La nature darwinienne est étrangère à toute exigence éthique. Elle est régie par la loi du plus fort, du mieux adapté. Pas de compassion pour les faibles, pas de sentiment de justice, pas de retenue face à la violence. C’est l’espèce humaine qui a inventé cette conscience éthique contre nature. Nous devons à cet égard beaucoup au christianisme. C’est assurément la religion qui a le plus contribué à la formulation de cette éthique au nom de l’amour du prochain et de la charité. Mais aujourd’hui dans une société athée, nous ne pratiquons plus cette éthique pour assurer notre salut personnel. Nous sommes à la deuxième étape du développement de cette conscience éthique : elle n’est plus seulement individuelle, elle est devenue sociale, collective, planétaire même. Elle repose sur le respect des droits humains élémentaires de tous également, quelles que soient les diversités des cultures. Elle nous incite à militer contre toutes les violences, les exploitations humaines, à secourir les victimes, à devenir pacifistes. Nous n’en sommes encore qu’aux premiers pas, mais nous sommes de plus en plus nombreux à en ressentir l’exigence.  Ne dit-on pas que certains ont la bosse des mathématiques, évoquant ainsi par métaphore une augmentation de leur volume cérébral traitant de pensée mathématiques? Il nous reste à espérer que ce qui vaut pour les mathématiques vaille aussi pour l’éthique. Une éthique planétaire : la plus immense, la plus nécessaire, mais aussi la plus difficile de toutes les divergences du futur pensables aujourd’hui.

La divergence n’est pas nécessairement un bien en soi. Nous en avons connu de bonnes et des mauvaises. Et ces jugements sont toujours relatifs. Ainsi, l’impressionnisme n’est pas un progrès par rapport au classicisme, mais un changement. Le passage de l’âge du feu à l’âge du numérique demeure ambivalent, en ce sens que le progrès qu’il nous fait espérer dépendra en réalité de l’usage humain que nous ferons de sa puissance. Seule la divergence éthique est un progrès incontestable, que personne ne peut raisonnablement nier. Les modalités d’application de l’éthique peuvent varier selon les diversités historiques et culturelles, mais le principe de l’éthique planétaire est un absolu, le seul absolu auquel les hommes peuvent prétendre. Le gouvernail et la quille de l’esquif « humanité ».

samedi 25 janvier 2014

La mondialisation: perfidie d'une fausse divergence



Tweet art - l'économie mondiale

La mondialisation est une réalité qui s'impose à nous. Il est évident que l’écologie traverse les frontières, que nous développons une conscience planétaire et que nos économies locales, nos systèmes bancaires sont de plus en plus soumis aux équilibres et déséquilibres d’un écosystème mondial. Cela s’accentuera certainement de plus en plus. Voulez-vous du Coca Cola ? Non merci. Je préfère le Pepsi-Cola. Voulez-vous un blue gin fabriqué au Texas, au Bangladesh ou en Thaïlande ? Préférez-vous voir le dernier film avec Batman ou celui de Disney ? Ce n’est pas de cette mondialisation là qu’il y a lieu de douter, pour le meilleur et surtout pour le pire. Quant à y voir une divergence majeure et irréversible de notre époque – un lieu commun qui se répand -, il y a là une erreur majeure de vision. En fait de divergence, nous assistons plutôt à la généralisation planétaire de la violence du capitalisme et à son triomphe comme pensée unique.
Voyons ce qu’il en est. Notre interprétation de la planète et notre sensibilité deviennent bipolaires. Plus nous constatons la réalité de la mondialisation prônée et développée par l’économie néo-libérale, plus nous nous soumettons à l’impérialisme commercial, juridique et militaire des États-Unis, ou cinématographique de Hollywood, et plus nous nous tournons a contrario vers nos enracinements locaux, la défense de nos identités culturelles, le souci de protéger nos valeurs et notre patrimoine régionaux. L’essor de la mondialisation est inversement proportionnel à la défense de nos différences, comme en témoigne la déclaration universelle de l’UNESCO sur le respect de la diversité. En fait, plus la force de la mondialisation s’impose, plus le désir de préserver nos spécificités locales prévaut.
L’économie nous soumet aujourd’hui à une logique planétaire. Les multi- ou transnationales luttent contre les prétentions des États à défendre des particularismes nationaux, qu’ils soient industriels, commerciaux, juridiques ou culturels. L’économie mondiale ne veut pas d’exception. Sous la houlette américaine, selon la loi du plus fort, elle exige que la planète devienne son marché domestique, où elle pourra partout exporter et exploiter sans empêchement. Elle protège l’enrichissement des riches en tolérant les paradis fiscaux qui permettent l’évasion fiscale au détriment des classes moyennes. Elle impose en Europe, en Chine, en Inde, en Afrique le consumérisme comme une valeur universelle et prétend vouloir ainsi le bonheur de tous. Elle saccage l’environnement et le développement durable au nom de l’enrichissement immédiat. L’Organisation mondiale du commerce, les réunions du G20, du G8, la domination de l’OTAN et la défiance vis-à-vis des Nations Unies qu’elle ne domine pas, le modèle économique et financier ultracapitaliste que prétend imposer le FMI à tous les pays, même si les pauvres n’ont pas les moyens de vivre sous la loi du dollar : voilà la réalité, incontestable, de la mondialisation. Certes, elle prétend aussi se justifier par des vertus, celle d’imposer la démocratie, d’exiger le respect des droits de l’homme, des vertus admirables qui lui servent le plus souvent d’écran de fumée pour cacher ses turpitudes réelles.
Mais pour autant, cette mondialisation-là n’a pas bâti sa légitimité. L’économie et la finance ne peuvent pas constituer une rationalité sociale, ni locale, ni internationale. Elle est seulement mécanique. On ne peut pas supprimer les spécificités sociales au nom du néolibéralisme et des traités internationaux de commerce. Elle ne parviendra jamais à imposer sa vision de l’humanité comme une masse atomisée de consommateurs manipulables à merci. Les solidarités organiques demeurent – heureusement –, qui résistent, qui ne sont pas solubles dans l’économie, parce qu’elles sont des enracinements d’une toute autre nature que cette récente invention. Ces solidarités organiques ont des racines profondes dans la puissance des mythes fondateurs de chaque peuple. Les imaginaires sociaux qui les nourrissent prévalent sur les mécaniques superficielles et temporaires, qu’elles soient utilitaristes, quantitatives, économiques, commerciales, impérialistes ou militaires. Ce sont des incontournables que les entrepreneurs ne peuvent pas seulement utiliser dans le marketing commercial et les campagnes publicitaires. Ce sont  des incontournables que même les lavages de cerveau des régimes dictatoriaux ne parviennent pas à atteindre et détruire, tant ils sont profondément inscrits dans les imaginaires sociaux. On peut vendre des congélateurs aux Inuits qui vivent dans les régions arctiques. Cela n’atteint pas la conscience de leur différence irréductible, comme on le voit dans leur art le plus actuel.

La mondialisation est un rêve de gens d’affaires nord-américains, qui peut tourner au cauchemar des peuples colonisés. Mais la multipolarisation en émergence sur la Terre n’en sera pas contaminée au point de réduire la diversité des mythes, des cultures et des valeurs que nous apprenons aujourd’hui, face au danger, à revaloriser. Bien au contraire sans doute. La mondialisation qu’on nous chante aujourd’hui est l’exemple même d’une fausse divergence.

jeudi 23 janvier 2014

Le numérique est plus puissant que le feu et plus humain


L'émergence du numérique est un moment extraordinaire de notre évolution humaine, qui exige une nouvelle lucidité philosophique. Le numérique requestionne profondément toutes nos idées reçues et réactive nos mythes. Ce n'est pas le moment de nous laisser porter par la pression technologique et commerciale. Il faut garder la maîtrise de nos valeurs.

dimanche 19 janvier 2014

La loi de la divergence




C’est la loi de la divergence  qui domine l’évolution,

à l’opposé  de la loi linéaire de l’adaptation darwinienne.
Cela est vrai dans la nature comme pour l'espèce humaine.

samedi 28 décembre 2013

"Lo digital es la utopía tecnocientífica de hoy", entrevista con Pablo de Vita


Hace unas semanas, Hervé Fischer, artista y filósofo francés que reside en Canadá, visitó Buenos Aires invitado por el Ministerio de Cultura porteño para debatir el papel de las ciudades en el mundo contemporáneo. En esa oportunidad, Fischer (autor entre otros libros deCiberprometeo El choque digital Planeta hiper ) analizó, en diálogo exclusivo con adncultura , el devenir de las grandes urbes ante la irrupción del universo digital y cómo ha cambiado nuestra forma de entender el mundo.
-¿Cree que la tecnología permitirá crear ciudades más amigables?
-El camino es crear ciudades inteligentes en un planeta de conexión inteligente, porque lo digital es la utopía tecnocientífica de hoy. No tenemos más utopías políticas, como en el siglo XIX. Todos esos relatos han perdido credibilidad y hoy las nuevas generaciones siguen el progreso tecnológico a través de la creencia en lo digital. Las jóvenes generaciones creen sin límites en el progreso tecnológico pero llega el momento en que deben integrarse en la sociedad de los adultos, buscan un trabajo y entonces sobreviene la frustración. Como filósofo, considero que no podemos quedarnos con la posmodernidad, que tuvo mucho interés en desmitificar relatos fundamentales, como la religión, el racionalismo o el psicoanálisis, pero dejó como resultado la pérdida de un sentido y permitió así la aparición del cinismo, del consumo, del tiempo vertical y la idea de la crisis total. La credibilidad de la utopía de la tecnociencia que tiene vigencia hoy reside en la posibilidad de conectar las comunidades en una red global pero sin caer en el pensamiento mágico de que con lo digital vamos a cambiar el mundo.
¿No cree que la fe en la tecnociencia nos hace retroceder más de un siglo? Esa experiencia se vivió en buena medida con el positivismo.
-Tenemos sujeción por las lógicas, un modelo que tiene su propio racionalismo. Hoy los sociólogos piensan en el big data de recurrencias y comportamientos. Por ejemplo, cuando usted paga un pasaje de avión, la tarifa no tiene mucho que ver con la distancia sino con la información que manejan las compañías del proceso analítico del big data, que les dice que existen vuelos llenos o vacíos, y deciden cambiar el precio en función de ese análisis. El racionalismo conceptual ha sido reemplazado por un algoritmo que considera desde cómo hacer más dinero hasta cómo es posible que exista un asteroide que modifica su trayectoria. Entonces nuestro pensamiento ha sido reemplazado por híperlinks cuya información nos permite decidir un cambio en la ciencia o en la tarifa aérea. Es casi una lógica cero no basada en el sentido sino en una observación constante. Desde los tiempos de la Revolución Francesa le hemos dado un estatus de mito a la razón, reemplazando la capacidad de la superinteligencia divina por la inteligencia humana. Ahora se dice que reemplazaremos la inteligencia humana por la digital. El positivismo se fundó en la ciudadela de un racionalismo clásico como una creencia, reemplazando a Dios por la razón. La posmodernidad quitó la credibilidad tanto del positivismo como de la religión y ahora el big data no nos da una dirección que se continúe en la utopía de la inteligencia artificial. A mí no me satisface, porque no podemos delegar la responsabilidad en la naturaleza, en la religión, en la razón o en la computadora. Prefiero pensar en el mito del hombre como creador de su entorno, como ser responsable y libre.
-¿Eso lo ha llevado a volver a pensar en Spinoza? Él no creía en el libre albedrío.
-Hice mi tesis de maestría sobre Spinoza, es verdad, pero lo veo como el fundador del materialismo y nunca pensé en su creencia en Dios. Considero que para garantizar su seguridad física, él dijo: "El universo es Dios", pero que pensaba que Dios es materia. Hay varias interpretaciones sobre Spinoza y ésa es la mía. La libertad es un fundamento para que el hombre construya su ética planetaria, ya que si hay libertad, debe haber responsabilidad. Lo universal debe atravesar las diferentes culturas porque, por ejemplo, no puede aceptarse que algunas desvaloricen el rol de la mujer. El compromiso es respetar un sistema universal de derechos humanos para que luego pueda desarrollarse, sin contradicción, la diversidad cultural sin problemas. Es la única manera de escapar del relativismo y del desencanto.
-¿Cómo ve los cambios en la iglesia católica a partir de la elección del papa Francisco?
-Los veo positivos porque, si bien soy ateo, considero que la religión católica no es más un integrismo, como lo fue en el tiempo del cisma. Es una religión que se ha hecho soft y, aunque conserva elementos integristas que también se observan en el judaísmo y el islam, es una religión que piensa mucho en la moral sin ponerlo en relación directa con el castigo de Dios. Asimismo la religión católica nos protege de las sectas, que son mucho más peligrosas porque son manipuladoras. El problema actual del islam es que hay demasiados integristas con diferencias de interpretación enormes y eso no pasa en la Iglesia Católica gracias a su centralismo.
-¿Por qué se vinculó con Raymond Aron, pese a pertenecer a una generación que se deslumbró con Sartre?
-Estudiaba en la École normale supérieure, donde estaban Lacan, Althusser, Foucault y Aron. Escuché sus seminarios, el único que no vino fue Derrida. Aron tuvo mucho impacto en mí, más que la idea del existencialismo, porque Jean-Paul Sartre fue cambiando hacia una postura radical abrazando el maoísmo. Por otro lado, a Aron lo vi más humano y tenía una diferencia fundamental con Sartre: era filósofo pero también sociólogo. Mi primera formación era la filosofía pero después de Mayo del 68 fui hacia la sociología. Le entregué varias ideas y él fue quien me llevó a investigar acerca de Spinoza. Aron era un hombre de derecha y después de 1968 mis ideas estaban lejanas al gaullismo de él, pero eso nunca fue un problema. Yo pensaba que Albert Camus era mucho más valioso que lo que decía Sartre sobre él, y hoy vemos que Camus ha tenido una postura mucho más humana con relación a la guerra de Argelia pero también sobre el nihilismo, y finalmente hoy pensamos más con Camus que con Sartre. En París en ese tiempo se daba una competencia entre grandes filósofos, como Lacan o Althusser. Tampoco creía en Lévi-Strauss o Greimas, con su estructuralismo en lingüística. Trabajaba mucho con Derrida pero, si bien no tenía demasiado interés en sus ideas, hoy lo entiendo mucho más que en el pasado, pese a su estilo escolástico. No tenía muchos modelos para pensar, a excepción de Foucault, pese a la experiencia que tuve con él.
-Es inevitable pedirle que se explaye sobre el asunto.
-Michel Foucault fue mi profesor en la mesa de examen para ingresar en la École normale supérieure. dos veces. La primera vez debía elegir un pequeño papel con una pregunta y ésta era: "¿Qué es un hombre normal?", una pregunta típica de Foucault, que fue difícil de responder para mí y no tuve una buena nota. Al año siguiente me presenté otra vez y elegí otro papelito: "¿Qué es un hombre grande?", decía esta vez. Yo estaba más preparado y pude ingresar. Pero Aron me parecía de una inteligencia aguda, pese a no tener una gran obra escrita. Recuerdo que una vez me dijo que lo único que iba a sobrevivir de su pensamiento era la idea de la "disuasión" pero, claro, eso no es mucho. Una época muy rica. yo estaba en ese mundo de debates que ya no existe más.
-Formalmente todos esos nombres integran los planes de estudio de cualquier universidad pero se desconoce qué sucede con la filosofía hoy. ¿Dónde está la filosofía contemporánea?
-Es una buena pregunta pero terrible porque parece que no está en ningún lado. Cuando me fui de todo ese mundo académico parisino a Quebec, descubrí que la labor intelectual en América del Norte no vale mucho porque su voz no es escuchada como parte hacedora del futuro. Vale menos que la opinión de un ingeniero. Eso me sirvió para aprender el valor de la modestia y a no hacer juegos de palabras. Pese al sufrimiento de escribir libros que no se leen mucho y la falta de debates intelectuales, aprendí a descubrir otros valores. No tenía ninguna razón para irme de la Sorbonne pero me interesaba cambiar de escenario sociológico e introducirme en otra esfera, con parámetros diferentes a los de la escena social francesa. Eso sirve para abrir la conciencia.
-¿Cuándo se refiere a América del Norte también incluye a los Estados Unidos?
-Es peor en los Estados Unidos, donde los intelectuales, salvo dos o tres, son periodistas que se dedican a hacer gigantescos dossiers académicos que no construyen una visión que se articule. No son filósofos pero debí aceptarlos, leerlos y me dieron muchísimo material para analizar.
-Cuando se acabe el reinado del papel, ¿cómo va a ser la preservación del patrimonio?
-El papel es un soporte menos volátil que el digital. La idea de digitalizarlo todo y olvidarse de los libros de papel es equivocada. Cada año tenemos dos veces más información que en el anterior. Pero llega el momento de decidir con qué quedarse y entonces sobreviene el peligro porque, ¿con qué criterio vamos a decidir que un libro, una película o una partitura no valen la pena? Conozco una pequeña biblioteca en Quebec que tenía el problema del espacio, llegó un nuevo director y vio qué libros se leían y cuáles no. Comprobó que Balzac o Flaubert no se leían demasiado y decidió que los iban a sacar para dar espacio a los libros que se piden hoy. Lo digital es una herramienta de acceso pero no de conservación del patrimonio. Es una obligación pensar en los libros de papel como los masters y preservarlos.
-Hace unos años usted predijo que lo digital iba a cambiar al espectador. ¿Qué se cumplió de su hipótesis?
-La imagen es un flujo de vibraciones donde se pierde precisamente la imagen. Para que se entienda: tiene cierta relación con la música y ese flujo le ha hecho perder a la imagen su estabilidad icónica. Considero que hay que "parar" las imágenes y analizarlas para poder elegirlas y pensarlas. De lo contrario, es ver un libro sólo como un flujo de letras, y eso no permite un pensamiento. Como filósofo y artista, no me interesa abrir la canilla del flujo de píxeles y, por eso, he desestimado el arte digital, porque se consume y se olvida rápidamente.
-¿Qué lugar queda para la pintura tradicional frente al universo digital?
-El problema no es la pintura sino sus temas, que no pintan el mundo digital que vivimos hoy. No es obsoleta sino que lo son muchas de sus temáticas, pero la pintura tradicional permite buscar los íconos del universo digital. Creo que la pintura va a seguir porque el problema de las artes digitales es que no tienen perennidad y, como cultura, necesitamos de una memoria. Lo digital tiene la debilidad de no preservarse.
-Lech Majewski dijo que uno de los problemas del arte contemporáneo es que las vanguardias negaron la figura humana reduciéndola a la experimentación o la propaganda y que la figura humana se había fugado al cine. Con lo digital, ¿dónde estamos hoy?
-Estamos en un punto de intersección entre redes de información que nos ayudan a construir nuestra personalidad y estamos emitiendo mensajes. Claro que muchas personas tienen una identidad virtual gracias a la web, y para muchos jóvenes hoy la realidad de Facebook tiene mayor importancia que lo que sucede en la realidad de su familia. Y así se cambia la figura humana. Aquí tiene mi explicación, un autorretrato.
-En su momento usted dijo que Facebook era una red cínica ¿sigue pensando lo mismo?
-Sí, porque el contrato dice que cuando uno pone su password, acepta el contrato y que toda la información que va a poner es propiedad de Facebook, que se da el derecho de aumentar la información sobre uno. Cuando uno se va, toda la información volcada queda en el sistema. La ingenuidad de los adolescentes que desean tener muchos amigos es manipulada y para mí es una pesadilla. Debería existir una legislación para proteger la vida privada y poder escapar de esa manipulación, y uno de los caminos es la educación frente a lo digital. El derecho está atrás del progreso tecnológico, dado que se necesita tiempo para fundar la ley porque si no podría tener efectos perversos, pero eso presenta un nuevo problema en las sociedades de velocidad digital.
-¿No cree que aún hoy vivimos regidos por ideas fundadoras del Renacimiento?
-En el Renacimiento la idea fundamental fue que el hombre debía tomar posesión de su identidad, su cuerpo y su razón, que en la Edad Media había delegado en Dios. El humanismo redescubrió esos valores y son el inicio de lo que sucede hoy. Pero ahora nos encontramos con la delegación del humanismo en la computadora, como un Dios del futuro. No se puede pensar el humanismo hoy sin integrar la tecnociencia y lo digital, haciéndolo evolucionar, porque nosotros somos los creadores de la tecnología..

‘La tecnología cambia la conciencia y otorga más responsabilidad’ MONSERRATH VARGAS L.

Para Hervé Fischer, la Internet es como un auto: así como puede salvar una vida, también puede quitarla. Por eso, este filósofo, artista, escritor y humanista asegura que no hay que satanizarla, sino, más bien, prestar atención al uso que hacemos de ella.
Fischer visitó el país para participar como expositor en la ExpoTelecom 2013, en el hotel Intercontinental, y conversó con La Nación sobre la Internet, el progreso tecnológico entendido como el progreso humano y las redes sociales.
¿Cómo influye Internet en los seres humanos?
Hoy sabemos lo que pasa en todo el mundo casi en tiempo real. Se habla mucho de la realidad aumentada; por ejemplo, si ando buscando opciones para comer en Costa Rica, con mi smartphonepuedo encontrar opiniones de otros usuarios que han visitado y comido en restaurantes del país. Si hablamos de la realidad aumentada como el progreso, tenemos también que hablar de la conciencia aumentada. Al recibir información de lo que pasa en otros lugares del mundo, tengo más conciencia; por lo tanto, más responsabilidad: una obligación de ayudar. Esto crea un sentido de ética planetaria.
¿Nos está haciendo la tecnología más o menos creativos?
Es una paradoja que una tecnología tan básica, como un código binario compuesto de unos y ceros (1,0), aumenta no solo el sentido de la creatividad, sino también el de la responsabilidad. La tecnología cambia la conciencia. Yo la veo como algo muy positivo, como un progreso que nos permite tener más responsabilidad. Lo digital es como un psicotrópico que excita la imaginación, la innovación. Sin embargo, al mismo tiempo crea una dependencia, una adicción, que es un problema para muchos jóvenes que vemos todo el tiempo interactuando solo con su teléfono inteligente.
El progreso tecnológico, ¿es lo mismo que el progreso humano?
Los jóvenes creen en el progreso, como el progreso tecnológico, pues les da una coloración a su visión de mundo. Creen que el progreso tecnológico es lo mismo que el progreso humano. Sin embargo, eso no es verdad.
”Este último es mucho más difícil que el tecnológico. La tecnología seguirá moviéndose, avanzando, pero para cambiar la condición de la mujer, la salud pública, disminuir la violencia que hay en los países, lo que se requiere es conciencia aumentada.No hay un algoritmo para salir de la crisis económica o aumentar el mercado de trabajo, hay situaciones que son difíciles y pertenecen a la realidad .
Usted preside la Federación Internacional de Asociaciones de Multimedia, ¿cómo contribuyen ustedes desde esa trinchera a la conciencia aumentada?
Hace un tiempo organicé un proyecto en Pekín; participó gente de China y Togo, entre otros. Con el apoyo de la Organización Internacional de Francofonía. Metimos en una sala a 20 chicos de África y China que no se conocían. Ellos hicieron un videojuego.
”El encuentro fue tecnológico, pero provocó un diálogo intercultural. Ellos produjeron con diseño digital, fondos o ambientes que remitían a China y África, mezclando animales y arquitectura característica de ambos lugares. Esa fue una experiencia emblemática de cooperación, de diálogo intercultural con interactividad”.
¿Qué opina del papel que juegan las redes sociales hoy?
¿Qué hace una persona que está mirando la pantalla de su teléfono celular? Esperar. Esperar a que le llegue un mensaje que le dará una esperanza, algo de amistad, o proveniente de otro ser humano, que le llene su deseo de integración. El cibermundo es como el útero del cuerpo de la madre, todos los que están ahí son fetos que esperan conectarse, recibir amor para tomar, comer y crecer.
¿Qué hacer entonces frente a ellas? ¿Alejarse?
Con los medios sociales, la gente realmente vive una vida paralela, que es más seductora que la vida real. Es como tomar una copa de vino, que puede ser agradable y sin peligro si es una o dos copas. El problema estaría en tomar demasiado vino, pues encontrarían muy difícil sobrevivir en un mundo real.
¿Hay que cuidar la reputación en Internet?
Sí. Cuando hablo de una conciencia planetaria, eso significa que hay conocimiento y transparencia de lo que hace cada persona. La transparencia es un tema que los jóvenes aceptan muy bien, pero viene con el riesgo de no controlar lo que pasa con su imagen.

mercredi 20 novembre 2013

consciencia aumentada en Desamparados


Un encuentro en Desamparados (Costa Rica) el 9 de Octubre 2013 sobre el tema del hiperhumanismo et de la consciencia aumentada. Una invitacion de Rafael Flores Madrigal.